Une politique qualitative du logement comme nécessité sociétale.
S’il est un sujet qui touche la population dans son ensemble, c’est bien la question du logement. Actuellement au centre de nombreux débats publics, cette thématique fait l’objet d’une vaste refonte comme en témoigne le vote au Sénat du projet de loi destiné à créer 500 000 habitations (dont 150 000 logements sociaux) par an grâce notamment à la cession gracieuse du foncier public et à un durcissement de la loi S.R.U.*. Si l’accessibilité au logement préoccupe les acteurs publics, la qualité des hébergements proposés se doit d’être posée en tant que principe prioritaire car elle touche de nombreux sujets tels l’environnement, l’éducation populaire, la salubrité…
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Une qualité environnementale.
On serait tenté de croire que la préservation de la biodiversité, des corridors écologiques… n’entre pas pleinement dans une politique sociale, il n’en est rien. On constate trop souvent que l’espace d’habitation construit où rénové ne répond que trop partiellement aux exigences écologiques qui nous incombent. Le saupoudrage ad minima de procédés économiques tels les dispositifs de captation solaire, l’éolien… ont, trop souvent, un impact limité en raison d’une non-évolution des pratiques générales de bâtissage. Il est en effet regrettable que les normes B.B.C.* soient mises de côté au profit d’une fièvre constructrice aveugle et massive.
Un autre problème est perceptible dans l’étalement urbain qui va de pair avec un éloignement des lieux de lien social, nous reviendrons d’ailleurs sur cette dernière question ultérieurement. Dans de trop nombreux départements, une culture pavillonnaire génère un grignotage massif de terres naturelles ou agricoles et une imperméabilisation des sols. Dans pareille situation, l’impact des dispositifs d’économies énergétiques s’avère nul pour l’environnement comme pour l’habitant dont les dépenses en transports sont décuplées.
Le désastre lié à l’artificialisation annuelle de 600km2 de terres en France est d’autant plus grave qu’au niveau mondial la situation est plus alarmante avec un doublement de la surface urbaine globale entre 2000 et 2030. Bien que lié à un accroissement du niveau de vie dans les pays en développement (P.E.D.), ce phénomène ne doit pas être occulté en France où le retard en matière de préservation des espaces et de durabilité des villes reste considérable.
Créer un habitat économe et respectueux répond pourtant à un triple objectif économique, environnemental et social. Economique dans le sens où un investissement supplémentaire mineur à la construction permet d’avoir des factures allégées. Environnemental car – est-ce nécessaire de l’expliciter ? – il contribue à la lutte contre le dérèglement climatique et contre la raréfaction des ressources. Social parce que l’argent économisé ainsi que le mode de vie plus sain contribuent à une nécessaire émulation.
Une qualité architecturale.
Mis en place en 2003, le programme national de rénovation urbaine (P.N.R.U.) est voué à la réhabilitation sur dix ans de 490 quartiers répartis sur l’ensemble du territoire national. Ce dispositif touchant quatre millions de français est destiné à unir les acteurs locaux régionaux et nationaux dans une démarche commune de requalification des logements et espaces publics des zones urbaines sensibles (Z.U.S.) ou assimilables. Vaste chantier s’il en est, le programme présente comme avantage de redonner vie et qualité à des constructions anciennes dont l’abandon et la non-considération de la part des pouvoirs publics ont généré la dégradation.
Néanmoins, des disparités notables existent en fonction des zones concernées, le financement étant à la base de tous travaux. Même si les sommes engagées paraissent élevées, elles sont souvent l’objet de restrictions dont les conséquences sont déjà visibles. Dans les programmes publics comme les constructions privées, les décideurs cherchent à tirer les budgets au maximum par soucis de rentabilité ou d’économies. Cette situation pose un réel problème à retardement car les rénovations à venir s’annoncent coûteuses et prématurées…
Les exemples concrets sont perceptibles à vue d’œil pour quiconque à l’habitude d’observer le bâti et de réfléchir sur sa conception. La qualité du matériau comme son façonnage sont en tête des facteurs de vieillissement. Le moulage du béton peut par exemple faire l’objet de malfaçons qui font affleurer les armatures métalliques de manière plus ou moins importante. Masqués à coup de ciment et d’enduit, ces défauts sont autant de point de vulnérabilité qui causeront – surtout quand ils sont à la zone de contact entre la fondation et un mur – une dégradation rapide.
L’aménagement des parties communes d’immeubles est également sujet à contestations. Encore trop souvent, un traitement peint est réalisé car rapide et peu coûteux. Or, il s’agit là d’un bien piètre cache misère car la résistance aux tags, graffitis… s’avère nulle tandis que les zones où la faïence est privilégiée sont nettement plus saines pour les habitants.
De tels éléments peuvent paraitre anodins, mais l’accumulation de malfaçons nuit sérieusement au bien-être des usagers qui ne doit plus se résumer à un lit, une salle de bains et une cuisine.
Un lieu de vie sain est aux fondements d’un quotidien apaisé. C’est d’ailleurs cette idée que l’ancienne ministre du Logement Marie-Noëlle Lienemann a souhaité mettre en avant lors de sa venue à La Roche-sur-Yon en mai dernier. La sénatrice socialiste de Paris a pris pour exemple un aspect très simple mais fâcheusement oublié qu’est un espace adéquat pour sécher le linge. Là aussi, les conditions sanitaires laissent à désirer.
De manière plus globale, il appartient aux constructeurs et collectivités d’accepter de dépenser plus. C’est une nécessité bien évidemment pour les habitants, mais également le gage d’une tranquillité liée au fait que les investissements en matière de rénovation seront plus tardifs et moins importants.
Une qualité spatiale.
La question brute du logement a une dimension purement architecturale, elle ne saurait pourtant être dyssociée de l’espace public. Il est en effet important de considérer la rénovation urbaine comme étant un tout et non une démarche sectorielle. L’agence nationale de la rénovation urbaine (A.N.R.U.) est d’ailleurs plutôt exemplaire sur le fonds de ce sujet.
Sur la forme – dans les aménagements publics comme privés – de grosses limites apparaissent. Si la suppression des frontières matérielles est un principe acquis, le nécessaire fonctionnement par centralités et proximités public/privé n’est visiblement pas posé en norme. Il s’agit pourtant de pratiques urbaines qui sont déjà revendiquées au XVIIIe siècle par des urbanistes inspirés de Lumières tels Jacques-François Blondel et Pierre Patte. Théories dont on trouvera des inspirations à La Roche-sur-Yon, au Havre, à Firminy… Néanmoins, les programmes de construction de grands-ensembles ne purent répondre à des telles exigences en raison de financements amputés. Les zones pavillonnaires périphériques connaissent sensiblement les mêmes problèmes d’isolement de par un éloignement des centres et un rôle de dortoir toujours plus affirmé.
Tant de zones désertées par la démocratie participative, la vie associative et les lieux publics ce qui empêche cruellement les émulations intellectuelles et sociales de prendre leur place pour offrir mobilité, ouverture d’esprit et par surcroit, bien-être général. Pourtant, quand Jürgen Habermas défend dans Droit et démocratie une dualité entre sphère privée et publique, c’est bien l’autonomie de chacun et donc la non-soumission qui sont mises en avant.
L’espace public ne doit plus être considéré comme étant un simple élément de décoration non prioritaire.
La totalité des programmes de grands-ensembles ayant échoué sont ceux où les financements prévus pour l’aménagement urbain ont été tout simplement amputés. La mixité sociale ne dépend pas uniquement du bâtiment dans lequel on vit, mais bien de l’ensemble habitat-espace qui est dicible sous aucun prétexte. Tant qu’on continuera donc de créer de l’habitat sans lieux publics, sans transports en commun… la ghettoïsation – ce maux qui ronge notre société – ne pourra diminuer. Une politique sociale et éducative ne peut être efficace si elle est partielle. Il convient donc de réorganiser la vie en collectivité autour de centres qui sont autant de freins à un individualisme qui est incompatible avec la démocratie et la liberté donnée à chacun de disposer de son temps et de son esprit.
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On l’aura compris, la question traitée ici n’est pas celle qui est l’objet de toutes les attentions actuellement. Alors que les étudiants peinent toujours à se loger, que le prix du foncier de certaines zones nuit à la mixité… il ne faudrait pas qu’une action précipitée et incomplète actuelle ait des conséquences sociétales graves dans les prochaines années. Les politiques d’adaptation constituent une perte majeure de temps, de moyens et d’énergie. C’est une réflexion sur le long-terme qui doit être menée pour que les générations futures n’aient plus à payer les pots-cassés de politiques attentistes.
*S.R.U. : Loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbains
*B.B.C. : Bâtiment Basse Consommation

William Chevillon



Les immigrants sont-ils bien intégrés dans la société française ? Cette dernière se prétend généreuse, ayant accueilli les étrangers (lorsqu’elle en avait bien besoin, pour occuper les postes dont les Français ne voulaient pas) et éduqué leurs enfants. Elle souhaite désormais contrôler le flux d’immigration, le contexte économique difficile ayant changé la donne. Nous évoquons ici les immigrants ayant fui leur pays, arrivés sans un sou, espérant trouver un niveau de vie meilleur. Leur intégration ressort dans divers sujets de société : crise des banlieues, insécurité, absence de maîtrise de la langue française, communautarisme, chômage, abus des allocations sur le dos des Français. Toutefois, la France permet-elle à un immigré de s’intégrer facilement ? Lui permet-elle de sortir de sa couche sociale ? N’est-ce pas la France, elle-même qui refuse de l’accepter, qui le relègue tacitement dans un coin avant de l’ériger en bouc émissaire responsable des maux de la société.



Ce n’est pas vraiment une loi. C’est un ultimatum, une mise en demeure contre le peuple québécois à se soumettre formellement et sans conditions. On ne pensait plus, qu’à ce moment de l’histoire, la liberté puisse être frappé ainsi, avec toute la violence d’une matraque sur le visage de la jeunesse québécoise. Non, ce n’est pas possible. Il est juste de blâmer celui qui a porté cette loi, édictant une mesure en désaccord avec le serment de l’humanité, la liberté, et toute constitution politique.
Le Québec est divisé. Le Québec se déchire, s’obstine, encore une fois. Rien de bien nouveau, au sein de notre pays qui n’en est pas un, au sein de notre diversité qui elle, en est bien une.






Au cours de l’année 2011, notre association ‘’L’Avenir Jeune’’ a effectué une enquête auprès des jeunes d’un centre social de Ménilmontant, des étudiants, des lycéens et des jeunes actifs parisiens et provinciaux afin de connaître le rapport que ces derniers entretenaient avec la politique et la légitimité qu’ils accordaient à leur droit de vote. Ainsi, lycéens, étudiants mais aussi jeunes actifs nous ont fait part de leurs réflexions, de leurs sentiments mais aussi de leurs espoirs et craintes en l’avenir. Loin des schémas simplistes, nous sommes conscient que la ‘’jeunesse’’ est avant tout un amas de plusieurs jeunes bien différents les uns des autres, malgré cela, nous avons essayé de retranscrire les idées les plus partagées.
Lors d’une récente distribution de tracts, au marché de la Garenne de La Roche-sur-Yon, l’accueil de la population a été le révélateur d’une crise de confiance indescriptible envers les partis politiques.